Me mettre à la place de ma mémoire
Très bien : tu veux jouer à cache cache , allons y .
Tu fais la maline entre mes deux oreilles , te planquant entre les méandres de ma matière grise . Tu te te caches tantôt derrière mon cervelet , mon hypophyse. Hyeip , je t’ai chopé derrère mon hypothalamus ! Car ce que tu ignores dans ce jeu , c’est que dans la règle , j’ai encore de la matière grise . Certes les neurones ont perdus de la matière, mais il y a le Petit Robert . Alors si tu te planques dans les trous, j’ai des combines pour les combler: le Larousse . Il y a aussi l’IA. Tu te crois futée en me lâchant ? Mais pour qui tu te prends ? Entre mes deux oreilles persistent le sensoriel .
Ça te fait écho ? Les mots me lâchent et tu abandonnes lâchement mon capital.
Mais il y a les sons , ceux qui donnent le ton, le son évocateurs d’émotion.
Parfois je ne sais plus nommer, mais tes cachotteries me poussent à chercher et finalement à trouver plus loin que je ne pensais.
La culture est ce qu’il reste quand on a tout oublié.
Si ma mémoire est bonne, sic, est ce qu’il reste lorsque que l’on a tout oublié.
Édouard Herriot